Sont rassemblées ici mes quatre contributions au Grand Débat national lancé à l’initiative du Président Emmanuel Macron.

 

1 – ASPECTS POLITIQUES

 

La situation actuelle est catastrophique : Pourquoi ?

 

Les mouvements que nous observons dans notre pays découlent directement de l’insuffisance du niveau de vie et de la mauvaise répartition des richesses. La classe moyenne, qui constituait la partie la plus stable politiquement et économiquement de notre société, est en voie de disparition. Pour des millions d’entre nous, la vie s’était améliorée année après année, alors que le montant des salaires profitait de la croissance économique. Mais ce n’est plus le cas ; le taux de pauvreté s’envole ; les retraites se réduisent inéluctablement ; le chômage est supérieur à 7 % depuis plus de 15 ans. Les explosions de colère sont inévitables.

 

La France n’est pas un cas unique ; partout, dans le monde, le désespoir s’installe et la violence menace. Les 62 personnes les plus riches du monde possèdent plus que les 3 800 000 000 les plus pauvres ! Partout, les pauvres le sont de plus en plus, tandis que le patrimoine des plus riches s’accroît ; les travailleurs subissent une baisse constante de leur niveau de vie. Une crise politique majeure est inéluctable.

 

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? La réponse est simple. Pendant une longue période, la productivité et les salaires ont évolué en parallèle ; puis la part du PIB allouée aux travailleurs a décliné, alors que celle allouée au capital n’a cessé de croître. Aujourd’hui, les salaires sont déconnectés des gains de productivité et les profits ne bénéficient plus à ceux qui travaillent. Le virage s’est produit au début des années 1970. La situation a empiré au XXIème siècle ; la plupart des salaires réels ont décliné alors que la productivité a connu une véritable explosion grâce au développement des nouvelles technologies. Les investisseurs et quelques personnalités qui combinent le génie des NTIC, l’appât du gain et la chance en profitent largement. Le capitalisme sauvage a colonisé le monde.

 

Dans l’espoir de traiter des problèmes conjoncturels et encouragées par certains responsables politiques, les banques centrales créent des quantités déraisonnables de monnaie, soit par injection directe, soit en baissant le prix du crédit. La Réserve fédérale américaine, à elle seule, a ajouté 4 000 G$ à la masse monétaire américaine entre 2008 et 2014. Mais le remède est pire que le mal ; l’argent ainsi créé conduit à une envolée des prix et à un accroissement de l’inflation. Elle achemine inexorablement vers la pauvreté ceux qui vivent de leur travail.

 

L’enrichissement frénétique des plus favorisés a appauvri à la fois les citoyens qui travaillent et les Etats. Les Etats n’ont plus les moyens d’accomplir leurs missions.

  • Ils ne peuvent plus exercer leur rôle régalien face aux très grandes entreprises à dimension mondiale ; il leur arrive même souvent d’être mis en concurrence par les experts de l’optimisation fiscale.
  • Ils ne peuvent plus gérer correctement l’infrastructure de leur propre territoire. Le domaine des transports en fournit un exemple frappant dans les pays développés tels que le nôtre, où il faut simultanément investir dans les nouveaux réseaux (TGV, voiture électrique…), maintenir en état de bon fonctionnement les réseaux existants et rénover les éléments vieillissants.

 

Beaucoup jettent l’éponge en privatisant certaines activités ; des grands groupes en prennent le contrôle, ce qui ne fait qu’accroître la part prélevée par le capital et aggraver la situation.

 

 Il est inéluctable qu’une explosion sociale se produise ; mais où commencera-t-elle ?

  • On peut craindre que ce soit sur le continent européen, en zone Euro ; en plus de la colonisation par le capitalisme, nous subissons les conséquences d’une politique absurde qui s’est toujours refusée à admettre une évidence : on ne peut pas adopter une monnaie unique en l’absence d’une véritable politique commune. Les pays qui vivent largement au-dessus de leurs moyens, comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou le Portugal, sans parler de la France, auraient besoin d’une devise relativement faible ; or ils sont écrasés par une monnaie forte adaptée à l’Allemagne. Les peuples sont ulcérés d’être soumis à une ingénierie financière politiquement imposée de l’extérieur.
  • Mais les États-Unis connaissent aussi des éléments déclencheurs de crise. Ainsi, pour résister à l’inflation lente et insidieuse, les consommateurs ont massivement recours au crédit. Les ménages ont désormais plus de 13 000 G$ de dettes qui servent largement à payer les dépenses courantes, les études des enfants, les soins de santé etc. Pour les classes défavorisées, la charge de la dette, rapportée au revenu, a presque quadrupléau cours des vingt dernières années. Cette dette ne pourra jamais être remboursée.

 

Dans une situation générale de surendettement, une hausse des taux longs est très probable et, même modeste, elle ne peut que conduire à la catastrophe.

 

Alors, que faire ?

 

1) Convertir la classe politique au réalisme et à l’humilité. Les responsables politiques de nos pays, face au capitalisme international, sont dans la même situation que des chefs de tribu au moment du colonialisme triomphant. Chacun doit prendre conscience de sa faiblesse et cesser de rendre les partis adverses responsables des désastres. L’objectif premier ne doit plus être de conquérir un pouvoir largement illusoire en jouant sur le dénigrement, l’agressivité et les antagonismes, mais de limiter les difficultés des peuple asservis. Quelles mesures concrètes proposer pour cela ?

  • Réduire fortement le nombre des élus au plan national (pour tenir compte de leur pouvoir réel et limiter leurs manifestations d’agressivité).
  • Faire œuvre de pédagogie pour leur donner une vision réaliste de la situation et leur rappeler que la seule finalité de leur action doit être le bien public. (N.B. : La pédagogie ne doit pas être à sens unique !)
  • Introduire dans la législation des peines beaucoup plus sévères pour les délits commis par les responsable politiques dans l’exercice de leurs fonctions.

 

2) Susciter une véritable collaboration entre les Etats qui souhaitent lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales. Mettre en place et homogénéiser les lois et les règlements nationaux qui permettront de condamner sévèrement les entreprises et les personnes contrevenantes. Prendre des sanctions économiques sévères contre les pays qui refusent de jouer le jeu. Ce sera long et difficile, mais c’est une condition sine qua non pour que les Etats retrouvent les moyens nécessaires pour jouer leur rôle.

 

3) Faire de l’Europe une entité cohérente. Les petits pays et les pays de taille moyenne ne sont pas en mesure de s’affirmer face à la domination du capital mondialisé. La création de ce qu’on pourrait appeler les Etats-Unis d’Europe est, à long  terme, notre seule chance de survie. Il faut en particulier :

  • mettre fin aux politiques qui nous affaiblissent (cf. Alsthom) ;
  • imposer l’Euro en tant que monnaie mondiale (comme le dollar et, demain, le yen) ; ceci aurait pu être fait sans problème si, dès le début, nous avions, par exemple, décidé de payer en Euros les produits énergétiques ;
  • définir, au niveau de cette Europe, une véritable politique commune permettent notamment d’aider les territoires et les personnes les moins favorisés.

 

4) Ne pas ajouter l’injustice à l’injustice.

  • Tous les citoyens qui vivent de leur travail savent que les investisseurs ont largement confisqué les fruits de ce travail. Tous savent que les spéculateurs sont responsables de la crise financière de 2007-2008 dont nous ne sommes pas sortis. Dans ces conditions, comment la suppression de l’ISF, cadeau exclusivement offert à ceux qui possèdent des valeurs mobilières, ne serait-elle pas perçue par l’opinion comme une injustice totalement inacceptable ? Il faut, à l’évidence, reconnaître et corriger le plus vite possible cette immense erreur politique. Le devenir de l’actuel quinquennat en dépend.
  • Arrêtons les privatisations stupides, par exemple celles qui détournent vers des grosses entreprises des ressources importantes dont l’Etat pouvait bénéficier (cf. les autoroutes, la Française des Jeux…)

 

5) Assurer, malgré tout, la transmission de nos valeurs. Depuis la révolution industrielle, l’humanité a beaucoup progressé au plan matériel, mais le volet éthique et spirituel a pris un retard considérable. L’Etat laïc doit promouvoir une laïcité positive et ouverte qui invite toutes les religions et toutes les cultures athées et agnostiques à travailler ensemble pour créer une éthique cohérente avec la mondialisation et le développement des NTIC. C’est par leur travail commun que nous ferons de notre société un espace vivable.

 

2 – ENERGIE

 

Le développement des énergies renouvelables est un objectif prioritaire, mais il doit être poursuivi de manière rigoureuse et dans le sens du bien public, ce qui n’est pas toujours le cas ! En témoignent les efforts en faveur de l’énergie solaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy. L’Etat (donc le citoyen consommateur d’électricité) a financé largement l’installation de panneaux solaires et s’est engagé à racheter l’électricité ainsi produite à des prix exorbitants. Les bénéficiaires ont été des propriétaires fonciers relativement fortunés. Les panneaux ont été fabriqués en Chine. Notre industrie et notre recherche n’en ont tiré aucun bénéfice.

 

Les Verts sont manipulés par le lobby antinucléaire (N.B. : Trop obsédés par la sortie du nucléaire, ils ont été incapables d’alerter en temps utile l’opinion et les responsables gouvernementaux sur des risques environnementaux qui menacent directement notre territoire : pollution par le plastique, réduction importante du nombre de certains oiseaux, insectes etc.). Ils manipulent parfois le pouvoir politique (cf. l’Allemagne). Il faut mettre fin au dénigrement du nucléaire.

  • Le nucléaire produit de l’énergie sans émettre de CO2. Il ne contribue pas au réchauffement climatique. Il nous assure la sécurité énergétique (contrairement au pétrole et au gaz, acheminés en traversant des zones instables).
  • Le nucléaire est sûr. Les erreurs humaines qui ont entraîné l’accident de Tchernobyl ne pourraient plus se produire aujourd’hui. Quant à Fukushima, tous les spécialistes (hors Japon !) connaissaient les risques inacceptables liés au lieu d’installation de cette centrale. D’autre part, la mortalité liée aux autres types d’énergie est trop oubliée ; on peut rappeler quelques chiffres sur la pollution liée au charbon : 2 400 décès annuels en Allemagne ; 1 200 en France, essentiellement liés à la pollution provenant de l’étranger.

 

Les inconvénients liés au développement des énergies renouvelables doivent être pris en compte et les études nécessaires doivent être menées ; par exemple :

  • nuisances environnementales des éoliennes, malheureusement inévitables ;
  • intermittence ; il faut intensifier les études relatives au stockage de l’énergie ;
  • consommation importante de terres rares ; celles-ci (très présentes aussi dans les ordinateurs et les smartphones !) seraient moins rares qu’on ne le pense ; encore faudrait-il les extraire à des coûts raisonnables sans trop détériorer l’environnement ; c’est un point essentiel pour la recherche et l’innovation.

 

Hasardons-nous à une comparaison avec le transport aérien, dont le succès est dû à la conviction des pionniers, au talent des chercheurs, à l’opiniâtreté des ingénieurs et au soutien des gouvernements. Son développement a mis fin au transport maritime intercontinental dans les années 1950, moins d’un demi-siècle après le premier vol des frères Wright. Il n’a pas été nécessaire que des responsables politiques planifient vers 1910 une sortie du transport maritime. Inspirons-nous de cette expérience. Cessons de nous chamailler et de dire n’importe quoi sur la sortie du nucléaire et concentrons notre énergie sur les études nécessaires pour résoudre, à des coûts acceptables, les problèmes liés aux énergies renouvelables.

 

3 – FORMATION

 

J’introduirai cette contribution en me référant à deux événements :

  • Lors d’une interview télévisée, Emmanuel Macron a déclaré : « Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c’est toute la cordée qui dégringole ». Ces propos ayant suscité une polémique, il a précisé que le premier de cordée, n’est pas celui qui tire les autres sur la corde, mais celui qui ouvre la voie. Dans une société, il faut des premiers de cordée pour ouvrir la voie dans les différents secteurs (économique, social, innovation…). Cette analyse peu contestable débouche sur une question : comment choisir les premiers de cordée ? S’ils sont issus du capital ( ma contribution Aspects politiques), les voies qu’ils ouvriront risquent de n’être pas très favorables à ceux qui vivent de leur travail. Notre système éducatif doit déceler et former les futurs premiers de cordée.
  • Gérard Mourou a obtenu en 2018 le prix Nobel de physique. Les médias n’en ont pratiquement pas parlé, les responsables politiques guère plus. Quelle différence d’avec un footballeur qui marque un but dans une compétition internationale ! Nous perdrons inéluctablement toute excellence intellectuelle si celle-ci ne reçoit pas la reconnaissance des politiques et des médias. Il est inéluctable qu’un jeune, s’il n’est pas issu d’un milieu intellectuel, rêve d’être footballeur professionnel plutôt que nobélisable.

 

Ces constats ne conduisent à formuler quelques propositions :

 

1) Donner plus de place aux valeurs intellectuelles dans les médias et chez les politiques. Ceci peut conduire à consacrer moins de temps aux débats politiques, aux sports, aux catastrophes et aux faits divers.

 

2) Déceler dès que possible, dans notre système éducatif, les hauts potentiels et les conduire à l’excellence. L’objectif premier de l’Education nationale semble être de conduire la grande majorité des jeunes à un niveau minimum requis ; il conviendrait aussi et surtout de conduire les meilleurs au niveau le plus élevé possible.

 

3) Nous appuyer sur notre système éducatif, dès l’école et le collège, pour revaloriser le travail. Le chantier est considérable. Il s’agit de rattraper le désastre introduit par Martine Aubry (lois de 1998 et 2000), avec la complicité passive de Jacques Chirac. Il n’est pas question de revenir aux errements antérieurs, mais de restaurer la compétitivité et surtout l’image de la France qui ont été considérablement dégradées. (J’ai pu le constater directement car mes fonctions d’alors impliquaient des contacts avec de nombreux pays étrangers.) Il faut aussi réparer des désordres graves et nombreux : démotivation des cadres, rigidification du management entraînant une progression du burn-out, désorganisation complète du milieu hospitalier, réticence des investisseurs étrangers etc.

 

4) J’y ajoute un quatrième point : Lutter avec la plus grande détermination contre le harcèlement en milieu scolaire.

 

4 – UN PEU D’AMOUR !

 

Commençons par les droits de l’homme !

 

Au cours des dernières années la Cour européenne des droits de l’homme a condamné plusieurs fois la France en raison :

  • de violences policières pratiquées au cours d’arrestations ou de gardes à vue, et qualifiées par la Cour de traitements inhumains et dégradants ;
  • des conditions faites aux mineurs placés en rétention avec leurs parents dans l’attente d’une expulsion.

 

D’autre part, le Comité des droits de l’Homme des Nations-Unies a jugé que la France portait atteinte aux droits en verbalisant des femmes pour le port du voile intégral (ou niqab). Il considère que l’interdiction généralisée du niqab est une mesure trop radicale, même si les Etats peuvent exiger que les individus découvrent leur visage pour faciliter les contrôles d’identité dans des circonstances spécifiques.

 

En pleine crise des Gilets Jaunes, un groupe d’experts des droits de l’homme des Nations-Unies s’est inquiété du nombre élevé de blessures graves causées par un usage disproportionné d’armes dites non-létales (grenades et lanceurs de balles de défense [LBD]), ajoutant que les autorités devraient repenser leurs politiques en matière de maintien de l’ordre. A partir du même constat, la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a considéré que la France devait en suspendre immédiatement l’usage. Et le Parlement européen a voté, sur le même sujet et à une écrasante majorité, un texte qui ne cite aucun pays, mais qu’il est facile de décrypter.

De telles prises de position doivent interpeller les Français qui ne manquent jamais de brandir l’arme des droits de l’homme pour discréditer les pays qu’ils jugent éloignés de leurs prétendues valeurs. J’en déduis trois orientations :

 

1) Réprimer très sévèrement les violences dont les policiers se rendent coupables lors des arrestations, des gardes à vue et des perquisitions.

 

2) Laisser les personnes libres de s’habiller comme elles l’entendent. Le niqab est un bel exemple. Certains y voient un signe religieux ostentatoire : invitons-les à s’orienter vers une laïcité plus ouverte. D’autres prétendent que les femmes qui s’habillent ainsi le font sous une contrainte d’origine masculine : rappelons-leur que ce n’est pas en pratiquant la double peine que nous résoudrons les problèmes de société.

 

3) Mettre fin à toute utilisation de moyens dangereux, comme les LBD, dans les opérations de maintien de l’ordre.

 

Poursuivons par les migrants.

 

Les migrants constituent un problème majeur. Je rappelle quelques évidences.

  • Les migrants ne sont pas des criminels ; ils quittent leur pays dans la souffrance parce qu’ils n’ont plus la possibilité d’y vivre et d’y faire vivre leurs enfants.
  • Nous interdisons à tout migrant en situation irrégulière de travailler sur notre sol, bien que de nombreux métiers n’y trouvent pas de candidats.
  • Nous installons parfois, en toute inhumanité, des équipements coûteux pour empêcher les migrants de stationner et de prendre quelque repos (blocs de béton, surfaces inconfortables, plots en acier, douches glacées…).
  • Rappelons aux héritiers de la tradition chrétienne que, peu après sa naissance, Jésus et sa famille ont dû migrer en Égypte dans le seul but de survivre.
  • Les migrants se logent dans des conditions indignes et trouvent, sur le marché du travail occulte, des emplois très mal rémunérés ; nous les laissons à la merci de profiteurs sans scrupules, voire d’organisations mafieuses.
  • La police aggrave parfois les conditions de vie des migrants en détruisant des abris de fortune, en confisquant des couvertures, en coupant l’eau potable etc.
  • Pourtant, la désastreuse désertification de certaines de nos régions pourrait être endiguée par l’accueil de migrants.
  • Si nos frontières restent fermées, la population en âge d’activité (20-64 ans) ne représentera en 2050 que la moitié des habitants ; l’intégration de migrants est le seul moyen d’éviter les conséquences catastrophiques de ce vieillissement : perte de dynamisme, réduction des forces productives, accroissement des charges sociales, appauvrissement généralisé.

 

Ces constats conduisent à formuler trois propositions :

 

1) Identifier et sanctionner sévèrement les marchands de sommeil, les profiteurs sans scrupule, les escrocs et les mafieux qui profitent de la détresse des migrants.

 

2) Encourager les initiatives locales (mairies et associations) qui, à partir des réalités du terrain, pourraient ouvrir des possibilités d’accueil de migrants.

 

3) Faire comprendre que le vieillissement de la population française nous conduit à d’immenses difficultés et que l’ouverture de nos frontières à des personnes plutôt jeunes et courageuses est le seul moyen d’éviter la catastrophe.

 

Terminons par le besoin d’amour.

 

Le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas violent dans son ensemble ; il résulte de pulsions qui expriment un besoin d’amour. Ceux qui se réunissent autour des ronds-points cherchent à instaurer un nouveau mode de relation et d’amitié dans un contexte social qui crée l’isolement et l’exclusion. Même s’il est, pour le moment, dans une impasse, faute de structuration politique, le mouvement des Gilets Jaunes aura des retombées positives si le personnel politique entend et comprend enfin cette demande d’amour.

 

Ceci implique : 1) de changer radicalement la tonalité du débat politique dont l’agressivité verbale (disproportionnée par rapport au pouvoir réel des élus) nourrit le climat de violence qui pourrit notre pays ; 2) d’abandonner la pratique des petites phrases qui, largement relayées par les médias, blessent de nombreux citoyens.

 

Claude Liévens

 

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